Dernière mise à jour le août 16, 2025 par Stéphanie
Le basket-ball en Côte d’Ivoire a depuis longtemps cessé d’être un sport marginal : il bat désormais de plus en plus fort au rythme des rues et des cours. De nouveaux terrains, des talents prometteurs, des programmes scolaires qui se développent à pas de géant : le pays est littéralement pris dans l’engouement pour ce sport. Mais d’où vient cet engouement soudain ? Qu’est-ce qui alimente cet intérêt et le fait progresser ? Examinons cela étape par étape.
Le basket en plein essor en Côte d’Ivoire
L’équipe nationale de Côte d’Ivoire a fait sensation ces dernières années. La finale de l’AfroBasket 2021, la huitième place au classement FIBA Afrique… Et voilà, le processus est lancé. Les jeunes se sont emparés du ballon avec une nouvelle attitude. Rien qu’à Abidjan, plus de 60 terrains ont été construits en deux ans. Les tournois scolaires attirent les foules et les sections sont pleines à craquer : le nombre d’inscriptions a doublé. Et ce n’est pas seulement sur le terrain : les fans se ruent également sur Internet, s’essayant à des plateformes telles que comment réussir un pari sportif, où les paris sur le basket-ball ne manquent pas. L’énergie est montée d’un cran. Et maintenant, elle imprègne chaque cour, chaque rue.

Pourquoi les jeunes choisissent le basket
En Côte d’Ivoire, de plus en plus d’adolescents se tournent vers le basket, et pour cause. Voici ce qui les attire sur les terrains :
- La fierté nationale : la médaille d’argent remportée lors de l’AfroBasket 2021 a donné un coup de fouet. Le basket est devenu un facteur d’unité, en particulier chez les jeunes. Ce n’est plus seulement un sport, c’est une partie intégrante de l’estime nationale.
- Facilité et accessibilité : un ballon, un panier, trois ou quatre amis, c’est tout ce qu’il faut pour commencer. Dans des quartiers comme Yopougon et Bouaké, de nombreux terrains ouverts ont vu le jour ces dernières années, et la plupart sont accessibles à toute heure de la journée.
- De véritables modèles : Waffessa Fofana, Matt Costello… Ce ne sont pas des stars de couverture, mais des gars du coin qui ont réussi dans des ligues sérieuses. Ils montrent clairement que la voie vers le haut niveau est ouverte.
- L’éducation par le sport : entre 2020 et 2024, plus de 30 jeunes basketteurs ivoiriens ont reçu des bourses pour étudier dans des universités américaines. Ce n’est pas un rêve, c’est une statistique.
Et le mouvement ne fait que s’accélérer. Le basket-ball devient plus qu’un simple passe-temps : il offre une chance, un but et une voie à suivre.
Le rôle des réseaux sociaux et des icônes
Les réseaux sociaux ont complètement réécrit les règles du jeu. TikTok et Instagram regorgent de vidéos d’adolescents ivoiriens réalisant des crossovers incroyables et marquant des paniers décisifs au buzzer. Les entraîneurs ne se contentent plus de regarder les matchs : beaucoup trouvent de nouveaux joueurs directement grâce aux moments forts diffusés sur les réseaux sociaux. Prenons l’exemple de Jean-Paul Aka, 16 ans. Il a simplement publié des vidéos de matchs dans la cour de Treichville et, en un an, il a rassemblé plus de cent mille abonnés.
Et puis il y a ceux qui sont déjà devenus des symboles. Lorsque Mo Bamba, un joueur d’origine ivoirienne, a fait son entrée dans la NBA, une véritable vague a déferlé sur le pays. À Abidjan, ses maillots se sont vendus en moins d’une journée. Son histoire est comme un signe : on peut partir d’un ring rouillé sur une plateforme en béton et quand même atteindre la scène principale.
Des terrains dans les écoles et les espaces publics
À mesure que le basket gagne en popularité, les infrastructures suivent le mouvement. Voici comment :
| Lieu du Terrain | Ville | Année de Construction | Utilisateurs Quotidiens |
| Lycée Classique d’Abidjan | Abidjan | 2023 | 300+ |
| Centre Sportif de Yamoussoukro | Yamoussoukro | 2024 | 250 |
| Espace Sportif Gagnoa | Gagnoa | 2022 | 180 |
| Complexe Sportif Bouaké Sud | Bouaké | 2023 | 220 |
Les écoles et les communautés investissent comme jamais auparavant. Les terrains sont repeints, des projecteurs sont installés et les enfants se retrouvent sur place avant même le début des cours. L’énergie est palpable, et ce n’est pas seulement une mode passagère.

Entraînement, rêves et détermination
Ici, tout est réel. Les académies pour jeunes comme ABC Fighters Junior et Phoenix d’Abobo travaillent sans relâche : toute l’année, selon un programme précis, avec de vrais entraîneurs. L’accent n’est pas mis sur la performance, mais sur les bases : la technique de tir, la réflexion sur le terrain, le jeu en équipe. L’approche est rigoureuse, mais efficace.
Prenons l’exemple de Fatou Koulibaly, 14 ans. Elle se lève à cinq heures du matin pour assister à sa première séance d’entraînement. Elle rêve d’un contrat professionnel en Espagne. Elle marque déjà régulièrement 17 points par match dans sa région. Et il y a de plus en plus de personnes comme elle. Le pays se réveille, et de plus en plus souvent avec un ballon dans les mains.
Quand la passion rencontre le possible
Ce n’est plus une mode, c’est une flamme qui s’est véritablement emparée du pays. Partout en Côte d’Ivoire, les jeunes poursuivent leurs rêves, les yeux brillants et les baskets usées. Ils s’entraînent sous la pluie, se soutiennent mutuellement depuis les tribunes et prouvent chaque jour que le basket n’est pas un sport étranger ici. C’est l’un des nôtres. Et ce n’est que le début.



